Après avoir constaté le retard de paiement d’un client, il faut au plus vite lui rappeler ses obligations. Parallèlement à une relance téléphonique, il est souvent nécessaire de rédiger un ou deux courriers de relance dans le but d’obtenir ce règlement. Pour leur rédaction, une progression dans le ton et dans le rappel des exigences est souhaitable.
Une première lettre est expédiée au client. Cette lettre doit juste lui rappeler qu’il n’a pas effectué son paiement, sans lui en faire le reproche, et l’inciter à payer.
Le style doit être ferme et courtois (pas d’agressivité). Le défaut de paiement peut être dû à un oubli ou à une difficulté financière passagère.
Dans cette première lettre, il faut :

Suite à la première lettre, le règlement de la créance n’a toujours pas été obtenu dans le nouveau délai accordé. Une seconde lettre de relance est expédiée en recommandé avec accusé de réception (pour montrer l’importance qu’on lui accorde).
La deuxième lettre de relance est rédigée avec un ton plus ferme que pour la première relance. La demande de règlement se fait plus insistante.
Dans cette deuxième lettre, il faut :
Remarque : avant d’envoyer la deuxième relance, il faut laisser écouler un temps suffisant pour permettre au client de répondre à la première lettre. Selon les entreprises, la deuxième relance est envoyée dans les dix ou quinze jours qui suivent l’envoi de la première.

Suite à plusieurs lettres de relance, le client n’a toujours pas honoré ses dettes. Il faut alors entreprendre une procédure de recouvrement qui suit deux étapes ; la mise en demeure et l’injonction de payer.
La mise en demeure est la dernière étape amiable avant le lancement d’une procédure judiciaire à l’encontre d’un débiteur récalcitrant.
Elle a pour objectif d’informer le client du montant restant à régler et lui indiquer que, passé un certain délai, la procédure de recouvrement débouchera sur une injonction de payer devant le tribunal compétent.
La lettre de mise en demeure est expédiée au débiteur en recommandé avec accusé de réception.
Le ton est sec, catégorique.
Dans cette lettre, il faut :

L’injonction de payer est une procédure judiciaire rapide entreprise par le créancier pour contraindre le débiteur à honorer ses engagements.
Le créancier dépose un dossier écrit accompagné des pièces justificatives au tribunal compétent du domicile du débiteur.
Pour être valable, la requête d’injonction de payer doit contenir un certain nombre d’éléments obligatoires :
– des informations sur le demandeur :
– des informations sur le débiteur :
– des informations sur la somme réclamée :