Suite de l’entretien avec Aurélie Lepique…
« Les contraintes sont nombreuses et variées.
En premier lieu, il s’agit de respecter la loi : lors de la fixation des salaires, l’employeur doit respecter le minimum légal qui correspond au Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) ou le salaire minimum conventionnel défini par la convention collective applicable aux salariés. Au 1er janvier 2013, le taux horaire du Smic est fixé à 9,43 euros ; il est donc supérieur au minimum conventionnel de 9,31 euros instauré par la grille de salaire définie dans la convention collective des hôtels-cafés-restaurants au 1er mars 2012. En conséquence, tous les salariés de Lunchy dont le taux horaire est inférieur à 9,43 euros doivent bénéficier de cette revalorisation de salaire. »
« La politique de rémunération est un véritable casse-tête ! Lunchy a pour vocation de proposer des menus équilibrés à des prix raisonnables. Nous devons faire la chasse aux coûts – donc aux augmentations de salaire – tout en restant séduisants aux yeux des salariés. »
« La politique de rémunération doit reposer sur des critères équitables permettant à chaque salarié de percevoir une rémunération juste.
Le système de rémunération doit leur donner le sentiment de prendre en compte leurs compétences, leurs responsabilités et les efforts fournis.
De plus, la politique de rémunération doit respecter le principe “à travail égal, salaire égal”, qui signifie que tous les employés qui accomplissent le même travail perçoivent la même rémunération.
Les différences salariales ne sont acceptées que si elles reposent sur des critères objectifs : la qualité du travail fourni, l’ancienneté, la qualification, la compétence, le niveau de responsabilité, la productivité. »