Prenons l’exemple d’un marché local de la pêche (le fruit). Les offres et les demandes sont indiquées dans le tableau suivant : elles sont évidemment en fonction du prix au kilogramme. […] On peut représenter ces offres et ces demandes par des courbes : ce sont la courbe d’offre et la courbe de demande.

| Offre (en kg) | Prix (en €) | Demande (en kg) |
| 2 000 1 500 1 400 1 000 1 500 |
3,0 2,0 1,8 1,0 0,6 |
600 1 200 1 400 2 200 3 000 |
Si dans un premier temps le prix du marché est de 3 euros le kg, les producteurs proposent à la vente 2 000 kg. Mais pour ce prix, la demande des commerçants et des grossistes n’est que de 600 kg. Comme les nombreux producteurs qui sont en concurrence cherchent à écouler le maximum de produits, le prix proposé aura tendance à baisser. Si le prix passe de 3 à 2 euros, la demande double pour monter à 1 200 kg. Si le prix passe enfin à 1,8 euro le kg, vendeurs et acheteurs sont d’accord sur les quantités qu’ils peuvent échanger à un tel prix. Cet exemple nous montre la façon dont se forme un prix d’équilibre sur un marché. Le mécanisme de marché ainsi décrit correspond donc à un processus d’ajustements successifs entre les agents économiques présents, à un processus de « tâtonnements » qui se déroule jusqu’à la détermination d’un prix d’équilibre.
Jean-Yves Capul, Olivier Garnier, Dictionnaire d’économie et de sciences sociales, Hatier, 2013.