Les retraitements des SIG

Le classement des charges pour le calcul des différents soldes peut être modifié pour mieux correspondre à la réalité économique de l’entreprise mais aussi pour rendre plus pertinentes les comparaisons interentreprises.

I. Les retraitements des charges de personnel, le personnel intérimaire

Certaines entreprises ont recours massivement au personnel intérimaire, une charge externe (compte 621), plutôt qu’embaucher leur propre personnel (compte 64). Bien que ces deux charges forment le coût du travail, elles ne sont pas enregistrées à l’identique en comptabilité et ne sont pas intégrées de la même manière dans le calcul des SIG, ce qui fausse les comparaisons entre entreprises.

Pour l’analyse économique, les charges de personnel intérimaire vont être retraitées ; il s’agit de déplacer ces charges des consommations en provenance de tiers vers les charges de personnel. Tous les éléments correspondant au coût du travail sont ainsi regroupés, ce qui permet les comparaisons interentreprises.

II. Les retraitements du crédit-bail

De la même manière, plutôt qu’investir dans leur propre outil de production (comptes de la classe 2), certaines entreprises ont recours au crédit-bail (compte 612), une charge externe. D’un point de vue comptable et pour le calcul des SIG, ces deux éléments ne sont pas pris en compte de la même manière ; or, ils entrent tous les deux dans la formation du coût du capital. Pour l’analyse économique, les redevances de crédit-bail (compte 612) vont être retraitées pour considérer les biens loués comme des biens appartenant à l’entreprise. La charge de crédit-bail est déplacée des consommations en provenance de tiers vers les dotations aux amortissements et les charges financières.

Pour retraiter les charges de crédit-bail, les redevances vont être décomposées en deux montants. Le premier montant correspond à la dotation aux amortissements (compte 681) qui aurait été calculée si le bien avait été acheté. Le second montant correspond aux charges d’intérêt (compte 661) que l’entreprise aurait payées si elle avait financé l’acquisition ; il est obtenu par différence entre le montant de la redevance et celui de la dotation aux amortissements.