Une segmentation liée aux types de contrats de travail

En France, le contrat de droit commun est le contrat à durée indéterminée (CDI). Tous les autres sont des contrats de travail dits « atypiques » (ou « particuliers ») qui permettent aux entreprises, de manière plus flexible que le CDI, de s’adapter aux besoins imposés par les variations de la conjoncture. En période de crise, par exemple, les intérimaires et les contrats à durée déterminée ne sont pas renouvelés.

Segmentation : découpage en groupes homogènes et distincts par un critère significatif (pertinent, mesurable et accessible).

Le contrat de travail, qui lie le salarié à l’employeur, mentionne les obligations et les droits de chaque partie. Il est obligatoirement écrit dans le cas de contrats particuliers – comme les contrats à durée déterminée (CDD), de travail temporaire, d’apprentissage ou de formation en alternance, etc. – mais peut être verbal s’il s’agit d’un contrat à durée indéterminée [...].

Le CDI engage le salarié et l’employeur pour une durée indéterminée. Le CDD [...] lie les deux parties pour une durée fixée à l’avance. Cette durée ne peut pas dépasser 18 mois (24 mois dans quelques cas) [...]. Le salarié en CDD bénéficie des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise. Il percevra en plus une indemnité de fin de contrat égale au minimum à 6 % de la rémunération totale brute.

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Le travail temporaire est le processus par lequel un salarié est embauché par une entreprise de travail temporaire et envoyé dans une autre société afin d’y réaliser une tâche précise et ponctuelle. C’est ce que l’on appelle plus communément le travail en intérim.

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Le taux de précarité (CDD, intérim et emploi précaire rapporté à l’ensemble des emplois) a essentiellement augmenté entre 1982 et 1990 avec un taux qui est passé de 5,3 à 7,6 %, puis de 1993 à 2000 (de 8 à 11,8 %). Après avoir baissé d’un point jusqu’en 2002 pour atteindre 10,8 %, il a remonté [en juillet 2012] au niveau de 2000. Il faut noter qu’en période de crise conjoncturelle, l’emploi précaire diminue dans un premier temps : les intérimaires et les contrats à durée déterminée ne sont pas renouvelés et se retrouvent au chômage... Ce n’est que quand l’emploi se fait rare de façon structurelle que la précarité se développe.

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