Choc de demande positif

Nous savons que la courbe d’offre est croissante en fonction du prix, celle de demande est décroissante. Imaginons des consommateurs qui souhaitent acheter des billets pour un match de rugby. Habituellement, ils ne manifestent pas un grand intérêt pour les rencontres de rugby mais, à la faveur de rencontres de Coupe du monde qui se déroulent près de chez eux, l’envie d’assister à un événement rare se fait pressante : ils sont disposés à payer plus cher pour une place au stade. Et ce, quel que soit l’emplacement : dans les virages, où les prix sont les plus faibles, et en hauteur également, mais aussi dans les tribunes de face, présidentielles. Les personnes à revenus modestes comme celles à revenus élevés sont en effet disposées à « mettre plus ». Et plus encore si leurs revenus ont augmenté ou bien si les places pour assister à un match de football sont devenues trop chères. Ainsi, pour une même quantité de places disponibles, les prix de la demande sont plus élevés, la courbe de demande se déplace vers la droite dans le graphique (de D1 en D2). Ou, et cela revient au même, pour un prix affiché, un plus grand nombre de personnes souhaitent acheter un billet pour se rendre au stade (au prix p1, la quantité passe de Q1 à Q3). Un nouvel équilibre offre-demande est atteint pour un prix en hausse (p2). Pour s’en convaincre, il suffit de constater le prix auquel se vendent ces places au marché noir !

Pascal Vanhove.