Quelques entretiens complémentaires menés auprès des différentes catégories de personnel ont permis aux salariés d'exprimer un certain nombre de difficultés, de malaises ou de revendications. Les notes que vous avez prises vous confirment que les difficultés ne sont pas seulement dues aux personnes mais aussi à la manière de travailler de chaque entreprise d'origine et aux écueils dans les échanges d'informations.
1. À l'accueil téléphonique et physique, le personnel, composé essentiellement de femmes dont six travaillent à temps partiel, évoque des difficultés multiples tenant à :
2. L'osmose entre les équipes ne s'est pas bien réalisée à la suite de la fusion, on ne sait pas vraiment qui fait quoi, ce qui fait que chacun a tendance à s'adresser à la personne avec qui il avait l'habitude de travailler dans son ancienne structure.
Les nouveaux locaux et leur implantation ne font pas que des heureux : si tous trouvent le cadre plutôt agréable, ils lui reprochent une certaine déshumanisation, un plus grand anonymat. De plus, l'éloignement a été cause de problèmes d'organisation pour certaines jeunes femmes qui doivent déposer leurs enfants à l'école ou à la crèche.
Enfin, le problème de la formation à l'anglais a été évoqué car de plus en plus de clients étrangers s'adressent à Glob'Aventures pour organiser des voyages, notamment des clients anglais friands de randonnées et d'expéditions en montagne.
3. Du côté du personnel administratif et comptable, le son de cloche est un peu le même : les problèmes évoqués tiennent surtout à la répartition du travail qui semble déséquilibrée. Le responsable de la communication qui s'occupe aussi de la maintenance du site se plaint tout particulièrement d'une charge de travail considérablement accrue depuis la fusion.
L'ambiance de travail est jugée moins conviviale et moins portée par une dynamique de voyage. Les employés pensent que, depuis la fusion, une certaine « pagaille » règne, qui nuit aux prestations, et surtout au suivi des facturations et à l'envoi des documents aux clients. En particulier, la nouvelle direction « bicéphale » ne permet pas de savoir clairement quelle est la répartition des rôles entre les deux dirigeants et quels sont leurs secteurs d'activité respectifs.
4. Les responsables des voyages ont également cette impression de ne plus trop bien s'y retrouver dans la nouvelle organisation : à qui doivent-ils transmettre les informations lorsqu'il y a des changements dans les programmes ? Comment les faire prendre en compte dans les fiches techniques de voyages disponibles sur Internet ? Cependant, les organisateurs des voyages se sentent moins concernés par les changements de travail induits par la nouvelle structure dans la mesure où ils ne sont pas astreints à des horaires de travail fixes et sont souvent sur le terrain.